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(d’une valeur de 250€)LUNC : le projet Terra crypto peut-il revenir en force ?
Terra est de retour ! Sa crypto LUNC voit sa valeur grimper à mesure que les annonces sont rendues publiques. Staking, système de burn intensif, hyper-inflation et un soutien de Binance semblent réveiller la communauté et les investisseurs encore engourdis par le violent crash survenu il y a quelques mois.
Les raisons du crash de l’écosystème Terra crypto
L’écosystème complet de Terra
Fondée en 2018, la blockchain Terra a réussi à construire autour d’elle tout un écosystème. Ce dernier était composé de sa crypto native LUNA et le stablecoin adossé au dollar UST.
Ces deux devises crypto étaient intrinsèquement liées l’une à l’autre. L’UST censé valoir aux alentours des 1$ était soutenu par le contrepoids de la valeur du LUNA. Pour faire simple, il était possible d’échanger 1$ de LUNA contre 1 UST. Grâce à ces opérations, les jetons LUNA échangés étaient systématiquement brûlés. Les approvisionnements du LUNA restaient ainsi maîtrisées tout comme sa valeur.
Le cas de l’UST est intéressant puisqu’il a été l’un des premiers stablecoins algorithmiques à entrer sur le marché. La plupart des stablecoins classiques tel que Tether (USDT) s’appuient sur des actifs tirés du monde réel comme des obligations ou des fiats. Or l’UST fonctionnait en respectant un système de frappe et de combustion de jetons ayant pour but d’équilibrer l’approvisionnement du jeton et de facto maîtriser sa valeur.
Le token ANC, utilisé par le protocole de lending Anchor Protocol, était également un jeton issu de l’écosystème Terra crypto. Ce dernier s’appuyait sur le stablecoin UST pour proposer des prêts intéressants avec des rendements pouvant aller jusqu’à 20%.
La panique a enrayé le mécanisme Terra
Après une année 2021 extraordinaire où Terra (LUNA) s’était hissé parmi les projets crypto les plus importants, la mécanique pourtant bien pensée de l’écosystème s’est enraillée début Mai. Avec elle, l’ensemble du marché crypto s’est effondré perdant au passage des milliards de dollars de pertes en quelques heures.
Un vent de panique généralisé à pousser les détenteurs de LUNA et UST à vendre massivement leurs tokens. Ces liquidations ont commencé sur la plateforme Curve. Le mécanisme de contrepoids n’a pu jouer son rôle. L’offre devenant largement supérieure à la demande, le cours des jetons s’est effondré et l’UST a perdu son ancrage au dollar.
Anchor Protocol a également subi de plein fouet le dépeg de l’UST et la chute de valeur du LUNA.
En quelques heures, cet effondrement du projet a gagné l’ensemble du marché des crypto-monnaies, créant une panique importante.
Pour ne rien arranger, la blockchain Terra a cessé de fonctionner 2 fois pendant le crash. Les investisseurs du moment ont perdu toute confiance poussant les plus grands exchanges à délister les tokens en lien avec Terra.
LUNC : la solution pour sauver Terra Luna ?
Devant l’échec du projet, Do Kwon, l’un des deux fondateurs de Terra Labs, a envisagé des nombreuses solutions. La communauté a proposé différentes solutions pour stopper l’hémorragie. Le PDG de Binance avait même offert son aide en utilisant la réserve de BTC en possession de l’exchange et ramener l’UST à sa valeur cible.
Do Kwon est resté sourd à ces mains tendus et a préféré retenir sa propre idée d’effectuer un fork de la blockchain Terra. L’idée derrière ce fork était de faire repartir de zéro pour le PDG.
Cette alternative était loin de faire l’unanimité au sein de la communauté, mais également de l’ensemble de la cryptosphère. Changpeng Zhao, PDG de Binance, avait qualifié cette décision d' »inutile » et reproché le manque de transparence de la part de l’équipe de Terra Labs.
Malgré les réticences, le fork a eu lieu avec pour conséquence la création d’un deuxième jeton. Ce nouveau token a été baptisé LUNA, son prédécesseur a été renommé LUNC pour LunaClassic.
Toujours dans l’optique de relancer la machine, LUNC DAO a été créé avec pour objectif d’amener le jeton au prix symbolique du dollar.
Aujourd’hui, le pari de Do Kwon semble avoir été un échec puisque LUNC (l’itération d’origine) affiche des performances bien meilleures que son successeur LUNA. Quand ce dernier voit sa valeur constamment baisser, LUNC ne cesse de prendre de l’ampleur. Bien que sa valeur soit encore relativement loin du dollar (0,0001629 $ au 31 Août 2022), il est fort d’une marketcap de 1 milliard de dollars et de volumes d’échanges supérieurs à ceux de LUNA.
Terra Labs a également relancé son stablecoin rebaptisé TerraClassicUSD (USTC) afin de faire oublier son passé synonyme de pertes. Ce dernier tente toujours de rejoindre le peg de 1.
Le staking reprend et LUNC crypto gagne +60%
Reprise du staking pour LUNC
Après ces longs mois de doutes, Terra semble se relever doucement mais sûrement. On assiste à un regain d’intérêt autour du projet et du token LUNC.
Pour commencer, la fonctionnalité de staking est de nouveau disponible depuis le 26 Août dernier. Très attendue par les investisseurs, cette annonce a mobilisé les foules qui se sont ruées sur le token, oubliant presque la déroute subie il y a quelques mois.
Mais pourquoi ?
Dans un premier temps, la proposition de staking a été accompagnée d’une promesse des 130 validateurs de ne tirer aucun bénéfice de leur travail. Leur objectif principal est de relancer le LUNC. Pour cela, il faut susciter de nouveau l’intérêt des investisseurs et rétablir la confiance perdue.
Ils s’engagent à se défaire de leurs gains de staking pour brûler les jetons LUNC. Ce qui a pour effet de remotiver les anciens investisseurs mais également d’attirer les nouveaux.
En cas de doute sur l’honnêteté d’un validateur, les investisseurs pourront à tout moment et facilement en changer. Les validateurs malveillants recevront des répercussions immédiates.
Dans un second temps, LUNC DAO prévoit une taxation de 1,2% sur les frais d’achat et de vente des jetons. L’objectif est d’intensifier le burn de jeton afin de créer un courant hyper-inflationniste et ainsi d’augmenter significativement la valeur du LUNC. Le palier symbolique des 1$ pourrait être atteint rapidement si le mécanisme est respecté.
D’après l’estimation faite par le compte Twitter de LUNC Burn, le burn de LUNC pourrait atteindre les 14 milliards de jetons brûlés quotidiennement (en tenant compte de la valeur du token au moment du tweet).
L’objectif de supply maximale est de 10 milliards de tokens contre 6 000 milliards aujourd’hui.
Le token LUNC explose
Ce mécanisme engage un cercle vertueux et joue fortement en faveur d’une hausse du token.
En effet, le burn tend à jouer sur l’offre et la demande. Ainsi en brûlant des jetons, c’est-à-dire en les détruisant, l’offre se raréfie mais la demande, elle, reste constante voire augmente. La valeur du token augmente mécaniquement.
Devant la hausse du cours d’un token en période de Bear Market, le potentiel de gains futurs est attrayant pour les investisseurs qui miseraient sur le token dès aujourd’hui. Par conséquent, les volumes d’échange augmentent. Le nombre de jetons brûlés augmente à son tour et, par conséquent, on assiste à la raréfaction du LUNC.
C’est ce phénomène auquel on assiste en ce moment. Depuis l’accessibilité au staking, le jeton a gagné plus de 60% de sa valeur.
Ce retour en force du LUNC est soutenue par un allier de taille en la personne de Binance. L’exchange a supervisé cette mise à jour du système de Terra. Sa participation offre une crédibilité au jeune Terra Classic qui rassure les investisseurs encore échaudés par les évènements de Mai dernier.
Retour de Terra crypto : une bonne nouvelle ?
La question du retour de Terra dans le jeu crypto peut donner lieu à la perplexité.
D’une part, le crash de mai est toujours dans les mémoires. Alors que le projet Terra (LUNA) faisait partie des valeurs relativement sûres et attrayantes du marché, il n’a pourtant pas résisté à une chute historique, malmenant l’ensemble de la sphère crypto et la précipitant dans un « hiver crypto ».
Le marché global a perdu plusieurs milliards de dollars de capitalisation. L’effet domino qui s’en est suivi a été fatal pour des entreprises du secteur comme Celsius ou encore Three Arrow Capital. La DeFi a pris de face l’avalanche déclenchée par Terra.
D’autre part, Do Kwon, le PDG de Terra Labs, est au cœur de fortes suspicions quant à son implication et la gestion du sauvetage de Terra.
Après le crash, ce dernier a oublié la forte communauté concentrée autour de Terra (LUNA) et les avis des acteurs majeurs de la cryptosphère. Il s’est attelé à résoudre le problème lui-même au détriment d’une bonne communication pour rassurer l’ensemble de l’écosystème.
Vivement critiqué, il a préféré s’en tenir à ses idées avant de disparaître pendant plusieurs mois. Cette absence largement remarquée a laissé planer le doute sur une éventuelle fraude dont le PDG serait le commanditaire.
Do Kwon est réapparu il y a quelques jours. Un timing parfait pour redorer son blason en même temps que celui de son projet. Lors d’une interview, il a tenté de se défendre en vain. D’autant que les accusations continue via les réseaux sociaux, certaines mettant en avant l’enquête sud-coréenne menée à l’encontre d’un ancien collaborateur de Kwon.
Cependant, la situation a changé depuis mai. La communauté a repris le dessus sur le projet. Le retour de Terra, perçu comme la renaissance du Phoenix, est du à l’engagement de celle-ci. L’ensemble des acteurs du réseau semblent être résolu à reconstruire les ruines du projet.
La promesse des validateurs de sacrifier leurs profits et le soutien de Binance dans le processus sont des atouts importants pour la suite des événements. De plus, les exchanges tendent à re-lister le token, signe très positif pour LUNC.
Bien qu’il soit encore tôt pour le dire, Terra semble revenir d’entre les morts pour reconquérir sa place dans le Top 10. Cela prendra sans doute du temps.